Y a t il de la rage en France?
La France est officiellement indemne depuis 2001. Il existe encore des chauve souris porteuses du virus dans l’Est du pays mais la très faible exposition humaine aux chauves souris rend négligeable le risque de contamination.
Y a t il encore des cas de rage en France? en Europe?
Tous les cas de rage en France sont issus d’importation illégale. Beaucoup d’informations sur le site du Ministère. La carte de l’OMS montre la distribution de la rage endémique dans le monde, elle reste proche et c’est pour cela qu’elle est tant surveillée. D’autant plus qu’aucun traitement n’existe contre ce virus, seule la vaccination rapide après morsure sauve de la progression létale de cette maladie.

Dans quel pays doit on vacciner contre la rage?
Certains pays sont endémiques de rage, elle y est présente. La vaccination est indispensable, ne serait que pour protéger votre animal. Les autres pays sont indemnes et ne souhaitent pas voir la rage sur leur territoire. La vaccination est obligatoire pour y séjourner. Ainsi nous vous préconisons de vacciner contre la rage tous les carnivores domestiques voyageant entre plusieurs pays.
Et donc en France?
Pour vivre en France les chiens et chats n’ont aucune obligation à être vacciné contre la rage (sauf les chiens de catégorie). Si votre animal mord un être humain, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le fait que votre chien ou chat soit vacciné contre la rage ne vous exonérera pas de la surveillance animal mordeur.
La France, ainsi que tous les pays de l’Union Européenne, ont rendu la vaccination contre la rage OBLIGATOIRE pour tout mouvement vers le pays. Ainsi pour pouvoir revenir en France votre chien ou chat devra être vacciné contre la rage depuis au moins 3 semaines. Le vaccin rage doit obligatoirement être fait sur un animal identifié et doit être notifié sur un passeport européen.
citons l’ ANSES:
« Rage : description de la maladie
La rage est une zoonose (maladie animale transmissible à l’homme) causée par un virus du genre Lyssavirus. Présent dans la salive des animaux infectés avant l'apparition des premiers signes cliniques le virus est principalement transmis à un autre animal ou à l’homme par morsure. La salive d’un animal enragé au contact d’une plaie ou d’une muqueuse peut également provoquer une contamination. Dès l’apparition des signes cliniques, la maladie a une évolution toujours mortelle.
Il existe actuellement 17 espèces de virus de la rage reconnus. Ces espèces du genre Lyssavirus se différencient globalement par leur répartition géographique et par les principaux hôtes qui les hébergent. La rage dite « classique » des carnivores est le plus souvent liée au virus RABV, le plus fréquemment identifié dans les cas de rage chez l’homme.
Provoquant plus de 55 000 décès par an dans le monde, la rage terrestre est présente sur tout le globe à l’exception de certains territoires, soit en raison d’une situation géographique particulière favorable, comme l’Australie, l'Antarctique ou les îles Britanniques, soit ayant éliminé le virus à la faveur de programmes de vaccination orale (pays d’Europe centrale et de l’ouest).
Si dans les pays industrialisés la rage due au virus RABV ne persiste que dans la faune sauvage (en Europe, renards et chiens viverrins essentiellement), c’est une pathologie endémique dans de nombreux pays en développement. Dans ces pays, les chiens sont le principal réservoir et la principale source de contamination de l’homme.
En Europe, la rage du chien a été éradiquée depuis plusieurs décennies, et le virus s'est adapté à la faune sauvage à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Grâce, notamment, aux campagnes de vaccination antirabique orale conduites chez les renards, la rage vulpine (touchant le renard) a été éliminée du territoire français, le dernier cas recensé remontant à 1998. Ainsi, la France remplit les conditions de pays indemne de rage selon la définition de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE).
Suivi de la maladie
Afin d’éviter tout risque de réintroduction, la situation de la rage en France fait l’objet d'une surveillance permanente. L’importation illégale depuis l’Afrique de carnivores infectés reste notamment une préoccupation constante justifiée par les conséquences des 11 cas détectés en France depuis 2001, le dernier cas remontant à février 2020 sur un chien contaminé par une souche du Maroc.
Des formes de rage touchant les chauves-souris (chiroptères) existent cependant. En Europe, elles sont dues principalement aux virus EBLV-1 et EBLV-2, pouvant infecter l’homme. En 2012 (Moselle) et 2013 (Savoie), une nouvelle espèce de virus, le virus BBLV, a été reportée sur la même espèce de chauve-souris (Vespertilion de Natterer). En 2017 (Jura), un autre nouveau virus a été identifié sur une nouvelle espèce de chauve-souris, le Minioptère de Schreibers.
Pour la population générale, le risque de transmission d’un virus d’une chauve-souris à l’homme est cependant considéré négligeable en raison de sa faible probabilité d’exposition aux chauves-souris.
Depuis 1970, 22 décès humains dus à la rage sont survenus en France, le dernier remontant à 2017. Tous faisaient suite à une contamination hors du territoire français métropolitain par une souche « classique » de virus rabique. »