« La tuberculose bovine est désormais en « catégorie B » = programme d'éradication obligatoire des infections par le complexe Mycobacterium tuberculosis donc caprae et tuberculosis inclus en plus de bovis.
Le statut indemne de la France est reconnu.
En outre, la LSA offre plus de latitudes que la directive 64/432 : on peut déterminer les mesures à prendre sur la base d'une analyse de risque (c'est ce qui est fait depuis 2018 avec les Zones de Prophylaxie Renforcée ou ZPR). La situation sanitaire de la faune sauvage est prise en compte dans l'analyse de risque. A l'intérieur de ces zones à risque, on peut déterminer les modalités de surveillance (IDC vs IDS par ex) et on peut utiliser l'INF en complément des IDT pour statuer rapidement sur les suspicions et les lever. On peut surveiller les mouvements uniquement depuis les cheptels à risque (liens de pâturage et épidémiologiques).

En pratique, pour 2021/2022, la prophylaxie sera maintenue uniquement dans les départements contenant une ZPR, et arrêtée ailleurs (sauf cheptels à risque). Dans les départements concernés par une ZPR, pour les élevages pâturant dans la ZPR, le dépistage se fera par IDC sur les bovins de plus de 18 ou 24 mois. Pour les autres élevages, si les conditions épidémiologiques sont favorables, après 2 séries de contrôles « biennaux », il sera possible d'arrêter la prophylaxie.
Vous trouverez ci-après le tableau récapitulatif des futurs rythmes de dépistage dans les départements de la région.

A noter le recours à un système spécifique avec interféron simplifié pour les manades et ganaderia.
Les discussions se poursuivront à l'automne, mais nous vous prévenons dès à présent des évolutions envisagées pour l'arrêté ministériel du 15/09/2003 :
- Définition des Zones de Prophylaxie Renforcée (ZPR) par analyse de risque,
- Contrôle en sortie des cheptels à risque (IDC de prophylaxie valable 4 mois)
- Gestion des suspicions : abattage diagnostique ou interféron gamma. Arrêt des recontrôles à 42 jours.
- Formation biosécurité obligatoire sur les foyers.
- Maintien de la surveillance de la faune sauvage.
Le nombre de laboratoires agréés va augmenter, et les interférons seront payés par l'Etat. Une étude sur les seuils est en cours (INRAE) qui devrait aboutir dans le courant de l'été. Les procédures du laboratoire des Landes (LPL) sont en cours de rectification. Concernant l'obligation de formation biosécurité faite aux foyers, la question est posée sur les voisins de foyers. Les réponses sont plutôt positives même si les OPA signalent que cela ne doit pas devenir pénalisant financièrement.
Un autre volet développé lors de ce COPIL concerne le Pacte Biosécurité et Bien-Etre Animal déployé dans le cadre du plan de relance qui comprend notamment un volet formation et communication avec :
– la formation présentielle des éleveurs « Prévenir la tuberculose bovine » , en partenariat GDS France / SNGTV, déjà déployée sur la région,
– des actions d'animation autour de la biosécurité (partenariat DGAL-GDS France -SNGTV) en cours de déploiement en Nouvelle Aquitaine,
– un MOOC biosécurité (GDS France avec participation SNGTV).
Conçu par GDS France avec l'appui de la SNGTV, et financé dans le cadre du plan de relance du Gouvernement, le MOOC gratuit Biosécurité est en ligne ! Destiné à mettre en lumière ce thème majeur de la sécurité sanitaire, le MOOC Biosécurité s'adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent acquérir les bases de cette discipline : d'abord les éleveurs, pour qui cet outil est un moyen de sensibiliser et d'initier aux enjeux de la biosécurité, mais aussi les différents intervenants en élevage, dont les vétérinaires. Qu'il soit peu familiarisé avec ces concepts, qu'il souhaite simplement organiser ses connaissances existantes ou qu'il désire adopter des bases de communication commune avec ses clients, chacun trouvera dans ce MOOC les moyens d'accorder à la biosécurité la place centrale qu'elle doit occuper dans notre pratique quotidienne (Durée totale de 3 heures, scindées en 6 séquences). » SNGTV 19/07/2021